• Une bizarrerie

         Qu'est-ce que c'est encore que ce truc ? Ce truc, c'est un extrait du roman que j'essaie d'écrire (pour ceux qui suivent, c'est celui dont l'héroïne s'appelle Moly et dont vous pouvez retrouver un autre extrait ici !) et que j'écrirais en 40 ans s'il le faut parce que j'y tiens vraiment.

         Comme j'ai les grandes lignes de l'histoire en tête mais pas tous les détails, j'écris des morceaux de texte sans liens apparents les uns avec les autres. Donc forcément, c'est un peu compliqué pour vous de tout comprendre, désolée ! ^^' Mais ça m'amuse de publier quelques extraits quand même.

         Dites-moi dans les commentaires ce que vous en pensez et si ça vous donne envie de lire l'histoire complète ou pas !

          Ici, c'est un moment de grande tension et que je situerais pour l'instant à la toute fin du tome 2 (c'est censé être une trilogie) donc forcément, y a du suspens ! Mais je trouve que ça verse un peu trop dans le pathos : vous en pensez quoi ?

     

     

     

                Le lac était calme. Assise sur un banc en pierre, Moly regardait les cygnes qui nageaient. Elle avait demandé à Eléonore de la laisser seule dans le parc du château car elle voulait profiter de la nature, ce qu’elle n’avait pas vraiment eu le temps de faire en Airlongo ces derniers temps. Les feuilles vertes des arbres se détachaient, lumineuses, sur le bleu du ciel où flottait des nuages épars. Un écureuil passa près d’elle à la vitesse de l’éclair. En riant, elle se retourna pour le voir monter dans un arbre à l’orée de la forêt. Elle était loin de se douter que dans un instant seulement, le calme serait troublé.

     

                -Moly, l’appela une voix connue.

     

                Elle se leva dans un sursaut.

     

                -Hassilian ? Mais que fais-tu ici ? Tu n’es plus en Grald ? Que se passe-t-il ?

     

                Il ne répondait pas. Il la regardait avec une infinie tristesse. Elle se laissa gagner par la panique.

     

                -Non. Hassilian, non, ne me dit pas que…

     

                Incapable de finir sa phrase, elle se sentit défaillir. Il la rattrapa de justesse.

     

                -Je suis désolé, souffla-t-il.

     

                -Non, voulu-t-elle crier mais à la place elle étouffa un sanglot. Il l’aida à s’asseoir et s’agenouilla devant elle.

     

                -Ils ont lancé l’attaque. Je ne sais pas pourquoi ils l’ont fait. Ils savaient que Grald serait aussi touché. J’ai répliqué immédiatement. Grald et Airlongo font donc face à la même menace.

     

                Elle ne l’avait pas écouté. Son monde s’effondrait. Le monde s’effondrait. Et tous ses gens allaient mourir à cause d’elle. Elle hurla de douleur.

     

                -Ce n’est pas de ta faute, Moly, tenta-t-il de la consoler en prenant le visage de la jeune femme dans ses mains. Tu n’y es pour rien.

     

                -Bien sûr que c’est de ma faute !

     

                Chancelante, l’impératrice se remit péniblement debout.

     

                -Je dois y aller, murmura-t-elle d’une voix à peine audible.

     

                -Il n’en est pas question, refusa Hassilian en la forçant à s’asseoir de nouveau. Kob m’a demandé de veiller à ce que tu restes en sécurité ici. Il faut que tu survives.

     

                -Que vaut une impératrice sans empire ? Ma place est avec mon peuple.

     

                -Pour mourir ? Non, tu ne bouges pas de là.

     

                Moly se leva une nouvelle fois mais elle tremblait tellement qu'elle s‘effondra dans l’herbe. Le front contre l’humus, elle ferma les yeux avec fureur pour sécher ses pleurs, sans grand succès. Pourtant, elle le devait, c’était son rôle de savoir prendre les bonnes décisions en temps de crise. De rage, elle trouva la force de frapper du poing sur le sol.

     

                -Va-t’en, ordonna-t-elle d’une voix à peine plus ferme que tout à l’heure. Pourquoi est-ce que tu es encore là ? Va-t’en !

     

                -Moly, Kob m’a demandé de veiller sur toi.

     

                -Tu l’as dit toi-même, je ne risque rien ici.

     

                Elle leva son visage baigné de larmes vers l’elfe.

     

                -Tu es l’un des rares à savoir comment vaincre les sombres créatures. Tu seras beaucoup plus utile là-bas qu’ici. Va les aider, je t’en prie…

     

                Sa voix s’était faite suppliante. Hassilian caressa la joue de Moly du bout des doigts.

     

                -Prend soin de toi, d’accord ?

     

                Il déposa un baiser sur son front et se leva. D’un large geste des bras, il traça dans l’air un cercle autour de lui. L’instant d’après il avait disparu. Moly éclata en sanglots.

     


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